Anthropic a stabilisé son système de Memories en début d’année. C’est désormais une fonctionnalité de production, pas une preview. Pour les builders d’agents, ça pose une vraie question : faut-il continuer à construire des RAG classiques (base vectorielle) ou s’appuyer sur les Memories ?
Ce que font les Memories
Claude peut maintenir un fichier de mémoire persistant entre les conversations, accessible via tool use. Concrètement : l’agent peut écrire « ce client préfère qu’on l’appelle par son prénom » et s’en souvenir 3 mois plus tard. C’est une mémoire épisodique, pas une base de connaissance.
Quand préférer les Memories
(1) Pour des assistants personnels qui doivent apprendre les préférences utilisateur. (2) Pour des contextes conversationnels longue durée (suivi de projet sur plusieurs mois). (3) Quand le volume de « connaissances » par utilisateur reste modeste (<100 items).
Quand un RAG classique reste pertinent
(1) Pour interroger des bases documentaires volumineuses (>1000 documents). (2) Quand les sources sont structurées et factuelles (manuels, procédures, contrats). (3) Quand vous voulez tracer précisément les sources citées dans la réponse.
L’architecture qui combine les deux
Le RAG pour la connaissance factuelle « immuable » (documentation, FAQ, procédures). Les Memories pour le contexte personnel et évolutif (préférences utilisateur, historique de relation). Cette séparation est claire et donne d’excellents résultats en production.
Notre conseil pragmatique
Si vous n’avez pas encore commencé, démarrez avec les Memories : c’est plus simple à mettre en place et ça couvre déjà beaucoup de besoins. Ajoutez un RAG seulement quand votre volume documentaire l’exige clairement.




